Les Malinké, principal groupe ethnique d’Odienné et du nord du pays de manière générale, sont très souvent désignés par le terme de « Dioula » par les populations forestières. L’expression «Dioula », synonyme de « commerçant », traduit la forte spécialisation marchande de la zone et, par conséquent, l’activité exercée par nombre d’habitants du Denguélé. Mais il faut admettre que la majorité des ressortissants de la région d’Odienné sont des agriculteurs.
Le mariage reste un événement central dans la reproduction des structures familiales en pays Malinké. Ayant pour rôle essentiel d’assurer aux lignages une descendance légitime, et plus généralement de nouer ou reconduire les alliances inter-lignagères, le mariage est assorti d’un cérémonial spectaculaire, surtout en sa phase de « l’attachement de la cola » qui doit réunir la majeure partie de famille étendue pour consacrer l’union.
 Le mariage chez les Malinkés.
La noix de colas dans la culture de l’Afrique de l’ouest est très prisée, elle est synonyme d’évènement à venir. Elle annonce l’arrivée d’une cérémonie : mariage, baptême. La noix de colas a une connotation très forte, car c’est le fruit que le futur marié offre à la famille de sa dulcinée pour faire connaitre son intention de l’épouser
Les Dioula de la Côte d’Ivoire organisent à l’aide des noix de cola des rituels destinés à consolider les relations de couple : le jour du mariage, on enroule dans un pagne blanc deux tranches de cola (une rouge et une blanche) représentant les deux fiancés, on pose les mains dessus et on fait des incantations; le mariage est ainsi rendu indissoluble, il ne pourra être rompu qu’avec l’accord des deux parties en présence.
Les préceptes de l’islam, interdisent les excitants tels que l’alcool et le tabac, mais ils ne censurent pas la noix de cola. La diffusion de cette noix était autrefois fondée sur l’idée qu’elle était la « noix du prophète Mahomet » et que sa consommation favorisait l’entrée au paradis.
La population islamisée est ainsi devenue très friande de cette noix qu’on offre d’ailleurs aux Imams pendant la cérémonie du mariage dans la mosquée.
 Mariée Malinké
Mariée Malinké
On se bornera à rappeler ici que:
– le mariage reste un contrat liant deux familles et non deux individus
– il est soumis à des interdictions entre certains clans et classes, et à des règles prescriptives
– rassembler la dot est une épreuve longue et difficile, tant pour le jeune qui dépend de sa famille et pour le budget de la famille.
De manière chronologique, le mariage se déroule de la façon suivante :
Mais avant tout pour annoncer le mariage on fait ce que l’on appelle WOROTLAN qui est le partage des colas où on partage les colas à différentes membres de famille prévenu à l’avance pour annoncer le jour et le lieu du mariage.
Le lundi ou le mercredi: le LASSIGUILI (mise en chambre de la mariée) et le DJABILA (pose du henné) c’est le premier jour du mariage où la futur mariée doit rester dans sa chambre tout au long du mariage sauf pour des parties très précises de son mariage où sa présence est nécessaire.
Le Jeudi: le FOUROUSSIRI ou « Attachement de cola ». Il s’agit du mariage religieux, il se déroule à la mosquée et fait intervenir les imams en vue de l’union des futurs mariés. Il se fait en général le matin et ensuite on a le KOUN KOLI (lavage de la tête de la mariée) se fait généralement l’après-midi. Après cette cérémonie, la mariée est conduite chez son mari.
Et enfin le Dimanche: les dioula font le matin le KOUN DAN (tresses que l’on fait à la mariée) suivi de la sortie de la mariée en publique, des remises des dons et cadeaux des marraines et de ceux des invités, se fait le matin. Puis on a le DEBAN DON qui est la danse des marraines aux rythmes du Djembé.
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